
Le garage Van Herck, distributeur Mazda de Turnhout, est une véritable institution dans le monde de la compétition automobile. Wim Van Herck (59) a été pendant plusieurs années un rallyman assidu et son fils Werner (36) est tout aussi mordu du sport automobile. Il a récemment brillé sur le circuit de Zolder avec sa Mazda3. Dans la première manche du Belgian Masters (BTCS), il a même fini premier de sa catégorie ! Grand temps de faire connaissance avec un pilote de grande envergure.
Werner, depuis quand fais-tu de la compétition ?
A l'âge de quatorze ans je faisais déjà de la compétition en karting. Dès mes dix-huit ans, j'ai débuté sur les circuits au volant d'une Mazda 323. D'abord le Touring Cup et bien vite après le Carglass Cup. Jusqu'en 2000 j'ai roulé sur différentes Mazda 323. Ensuite je suis passé à la Coupe MX-5. Ce fut une expérience incroyable. Ma première course dans une Mazda à moteur wankel, une RX-7, date de 2007. J'ai aussi conduit une RX-8, mais aujourd'hui je roule à nouveau dans une Mazda3 (successeur de la 323), qui, cette fois-ci, est dotée d'un moteur wankel.
Qui sont tes idoles ?
Jeune gamin, j'étais supporter d'Alain Prost. Je me rappelle ses duels magiques avec Ayrton Senna. Prost était un pilote tactique, pas un casse-cou. Son style me plaisait. Je pense que je conduis un peu comme lui.
Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile dans la compétition ?
Il faut rester concentré jusqu'à la dernière seconde. Après une heure et demi de course, cela devient très dur. On ne peut pas relâcher sa concentration, car alors on lâche sa pression sur l'accélérateur ou on fait des bêtises. Pour rester attentif aussi longtemps, il faut être en excellente condition.
Qu'est-ce qui a été ton meilleur moment jusqu'à ce jour ?
Ma première saison de la Coupe MX-5. A ce moment-là, je me battais contre un grand nombre de pilotes connus. Jusqu'à la fin de la saison, j'étais en ligne pour obtenir le titre. Cela m'a donné un énorme kick. Malheureusement, la dernière course a été décevante et j'ai fini deuxième du championnat. L'année d'après, par contre, j'ai gagné le championnat.
D'où vient votre passion pour le moteur wankel ?
Nous avons opté en premier lieu pour la RX-7 à moteur wankel, parce que c'était une voiture rapide. Elle a beaucoup de puissance, malgré sa cylindrée limitée. Notre première saison au volant de cette voiture ne fut toutefois pas un grand succès. Nous avons cassé au moins 10 moteurs et étions sur le point d'abandonner. Heureusement que Mazda nous a bien aidés à ce moment-là. Finalement, nous avons contacté Pip Gardner (Angleterre) et Carlos Lopez (Miami), qui nous ont aidés à mettre le moteur wankel tout à fait au point. Depuis ce moment-là, nous n'avons presque plus eu de casse.